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Ensembles et Applications - 1BAC Sciences Mathématiques - 6 sections
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Ensembles et Applications - 1BAC Sciences Mathématiques

Parcours interactif premium avec cours, exemples, exercices, corrections et mode examen.

mohamed Lagzouli

mohamed Lagzouli

Créateur de ce parcours interactif.

Niveau1bac Filière1bac_sm ModuleALGEBRE - 1bac-sm
Langue du cours Français English Português

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Ensembles et Applications

Équipe MathMaroc

Bienvenue dans ce parcours interactif consacré aux ensembles et aux applications.

Dans la première partie, tu apprendras à décrire, comparer et manipuler des ensembles.

Dans la deuxième partie, tu découvriras comment une application associe les éléments d'un ensemble à ceux d'un autre ensemble, puis les notions d'injectivité, de surjectivité, de bijectivité et de composition.

L'objectif n'est pas seulement de connaître les définitions : tu vas observer, essayer, raisonner, résoudre des problèmes et vérifier progressivement ta compréhension.

Objectifs du parcours

À la fin de cette leçon, tu devras notamment savoir :

  • utiliser correctement \( \in \), \( \notin \) et \( \subset \) ;
  • écrire un ensemble en extension ou en compréhension ;
  • comparer deux ensembles ;
  • déterminer l'ensemble des parties d'un ensemble ;
  • calculer une intersection et une union ;
  • utiliser le complémentaire et la différence ;
  • comprendre le produit cartésien ;
  • démontrer une inclusion ou une égalité d'ensembles ;
  • reconnaître une application ;
  • identifier l'ensemble de départ et l'ensemble d'arrivée ;
  • déterminer des images et des antécédents ;
  • déterminer une image directe ou une image réciproque ;
  • comprendre restriction et prolongement ;
  • étudier l'injectivité et la surjectivité ;
  • reconnaître une bijection ;
  • déterminer l'application réciproque d'une bijection ;
  • composer deux applications.

Prérequis

Avant de commencer, il est utile de connaître les ensembles numériques usuels :

\[ \mathbb{N},\quad \mathbb{Z},\quad \mathbb{Q},\quad \mathbb{R} \]

Tu utiliseras également les connecteurs logiques :

  • « et » ;
  • « ou » ;
  • « non » ;
  • l'implication.

Diagnostic rapide

Ce diagnostic n'est pas noté. Il permet simplement de savoir quelles notions méritent un rappel.

Question 1

\[ 5\in\mathbb{N} \]

Vrai ou faux ?

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Question 2

On considère :

\[ E=\{1,2,3,4\} \]

Quelle écriture est correcte ?

  1. \(2\in E\)
  2. \(2\subset E\)
Voir la réponse

Question 3

\[ \{1,3\}\subset\{1,2,3,4\} \]

Vrai ou faux ?

Voir la réponse

Question 4

Soit :

\[ f(x)=x^2 \]

Quelle est l'image de \(3\) ?

Voir la réponse

Question 5

Si :

\[ f(2)=5 \]

Alors \(2\) est :

  1. l'image de \(5\)
  2. un antécédent de \(5\)
Voir la réponse

Question 6

On sait que :

\[ f(2)=4 \qquad\text{et}\qquad f(-2)=4 \]

Peut-on déjà soupçonner que \(f\) n'est pas injective ?

Voir la réponse

Interpréter ton diagnostic

5 ou 6 bonnes réponses

Très bon départ. Tu peux poursuivre directement.

3 ou 4 bonnes réponses

Bon départ. Certaines notions seront consolidées pendant le parcours.

0 à 2 bonnes réponses

Quelques bases doivent être renforcées. Prends le temps de suivre les rappels et les exemples.

Aperçu gratuit

Découvre quelques notions importantes avant de commencer le parcours complet.

Activité 1 — Appartenance ou inclusion ?

On considère :

\[ E=\{1,2,3,4,5\} \]

\(3\in E\)

Vrai

\(\{3\}\subset E\)

Vrai

\(3\subset E\)

Faux

\(\{3\}\in E\)

Faux

\(\varnothing\subset E\)

Vrai

\(x\in E\) concerne un élément.

\(A\subset E\) concerne un ensemble.

Activité 2 — Union et intersection

On considère :

\[ A=\{1,2,3\} \]
\[ B=\{2,3,4\} \]

Les éléments communs aux deux ensembles sont :

\[ A\cap B=\{2,3\} \]

Les éléments appartenant à au moins l'un des deux ensembles sont :

\[ A\cup B=\{1,2,3,4\} \]

Activité 3 — Première application

On considère :

\[ f:\{1,2,3\}\to\{2,4,6,8\} \]
\[ f(1)=2,\qquad f(2)=4,\qquad f(3)=6 \]

Question 1

Quelle est l'image de \(2\) ?

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Question 2

Quel est un antécédent de \(6\) ?

Voir la réponse

Question 3

\(8\) possède-t-il un antécédent dans \(\{1,2,3\}\) par cette application ?

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Tu viens de découvrir trois idées importantes du chapitre. Le parcours complet va maintenant te permettre de les comprendre, les utiliser et les démontrer.

Continuer la leçon

Cours essentiel

Le chapitre comporte deux grandes parties : les ensembles puis les applications.

Partie A — Les ensembles

A1 — Ensemble, élément et notations

Un ensemble est une collection d'objets appelés ses éléments.

Exemple :

\[ E=\{1,2,3\} \]

On écrit :

\[ 2\in E \]

et :

\[ 5\notin E \]

Ensemble vide

L'ensemble qui ne possède aucun élément se note :

\[ \varnothing \]

Attention :

\[ \varnothing\neq\{\varnothing\} \]

\(\varnothing\) ne possède aucun élément, alors que \(\{\varnothing\}\) possède un élément.

Singleton

\[ \{5\} \]

est un singleton.

Paire

\[ \{3,7\} \]

est une paire.

A2 — Extension et compréhension

Écriture en extension

On donne explicitement la liste des éléments.

\[ A=\{0,2,4,6,8\} \]

Écriture en compréhension

On caractérise les éléments par une propriété.

\[ A= \{x\in\mathbb{N}\mid x<10\text{ et }x\text{ est pair}\} \]

Une même collection peut donc être décrite de plusieurs manières.

A3 — Inclusion

On dit que \(A\) est inclus dans \(B\) si tout élément de \(A\) appartient à \(B\).

\[ A\subset B \]

signifie :

\[ x\in A\Rightarrow x\in B \]

Exemple :

\[ E=\{0,2,4,6,8,10\} \]
\[ F=\{10,2,8\} \]

Alors :

\[ F\subset E \]

Propriétés

\[ \varnothing\subset A \]
\[ A\subset A \]
\[ A\subset B \text{ et } B\subset C \Rightarrow A\subset C \]

A4 — Égalité de deux ensembles

Deux ensembles sont égaux lorsqu'ils possèdent exactement les mêmes éléments.

\[ A=B \]

Une méthode fondamentale consiste à établir deux inclusions :

\[ A\subset B \]

puis :

\[ B\subset A \]

On conclut alors :

\[ A=B \]

A5 — Ensemble des parties

L'ensemble de toutes les parties de \(E\) se note :

\[ \mathcal{P}(E) \]

Exemple :

\[ E=\{1,2,3\} \]

Alors :

\[ \mathcal{P}(E)= \{ \varnothing, \{1\}, \{2\}, \{3\}, \{1,2\}, \{1,3\}, \{2,3\}, \{1,2,3\} \} \]

A6 — Intersection

L'intersection de \(A\) et \(B\) contient les éléments qui appartiennent simultanément aux deux ensembles.

\[ A\cap B= \{x\mid x\in A\text{ et }x\in B\} \]

Exemple :

\[ A=\{2,5,7\}, \qquad B=\{1,5,7,9\} \]
\[ A\cap B=\{5,7\} \]

A7 — Union

L'union de \(A\) et \(B\) contient les éléments appartenant à \(A\) ou à \(B\).

\[ A\cup B= \{x\mid x\in A\text{ ou }x\in B\} \]

Avec :

\[ A=\{2,5,7\}, \qquad B=\{1,5,7,9\} \]

on obtient :

\[ A\cup B=\{1,2,5,7,9\} \]

A8 — Complémentaire

Soit \(A\subset E\). Le complémentaire de \(A\) dans \(E\) contient les éléments de \(E\) qui n'appartiennent pas à \(A\).

\[ \overline{A} = \{x\in E\mid x\notin A\} \]

A9 — Différence

La différence \(A\setminus B\) contient les éléments appartenant à \(A\) mais pas à \(B\).

\[ A\setminus B = \{x\mid x\in A\text{ et }x\notin B\} \]

A10 — Différence symétrique

Cette notion peut être étudiée en approfondissement.

\[ A\triangle B = (A\setminus B)\cup(B\setminus A) \]

On peut aussi écrire :

\[ A\triangle B = (A\cup B)\setminus(A\cap B) \]

A11 — Propriétés de l'intersection et de l'union

Commutativité

\[ A\cap B=B\cap A \]
\[ A\cup B=B\cup A \]

Associativité

\[ A\cap(B\cap C) = (A\cap B)\cap C \]
\[ A\cup(B\cup C) = (A\cup B)\cup C \]

Distributivité

\[ A\cap(B\cup C) = (A\cap B)\cup(A\cap C) \]
\[ A\cup(B\cap C) = (A\cup B)\cap(A\cup C) \]

A12 — Lois de Morgan

\[ \overline{A\cup B} = \overline A\cap\overline B \]
\[ \overline{A\cap B} = \overline A\cup\overline B \]

A13 — Produit cartésien

Le produit cartésien de \(A\) et \(B\) est l'ensemble des couples \((x,y)\) tels que \(x\in A\) et \(y\in B\).

\[ A\times B \]

Exemple :

\[ A=\{1,2\}, \qquad B=\{a,b,c\} \]
\[ A\times B= \{ (1,a),(1,b),(1,c), (2,a),(2,b),(2,c) \} \]

A14 — Raisonner avec les ensembles

Pour démontrer une propriété sur des ensembles, on traduit souvent l'appartenance en propositions logiques.

Par exemple :

\[ x\in A\cap(B\cup C) \]

signifie :

\[ x\in A \text{ et } (x\in B\text{ ou }x\in C) \]

ce qui équivaut à :

\[ (x\in A\text{ et }x\in B) \text{ ou } (x\in A\text{ et }x\in C) \]

Donc :

\[ x\in (A\cap B)\cup(A\cap C) \]

Ressources vidéo — Ensembles

Ressource externe proposée en complément pédagogique. Droits à son auteur ; MathMaroc ne la vend pas et ne garantit pas sa disponibilité.

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Partie B — Les applications

B1 — Notion d'application

Soient \(E\) et \(F\) deux ensembles non vides.

Une application de \(E\) vers \(F\) associe à chaque élément de \(E\) un unique élément de \(F\).

\[ f:E\to F \]
\[ x\longmapsto f(x) \]
  • \(E\) : ensemble de départ ;
  • \(F\) : ensemble d'arrivée ;
  • \(f(x)\) : image de \(x\).

B2 — Image et antécédent

Si :

\[ f(x)=y \]

alors \(y\) est l'image de \(x\), et \(x\) est un antécédent de \(y\).

Un élément de l'ensemble d'arrivée peut avoir :

  • aucun antécédent ;
  • un antécédent ;
  • plusieurs antécédents.

B3 — Égalité de deux applications

Deux applications sont égales lorsqu'elles ont :

  • le même ensemble de départ ;
  • le même ensemble d'arrivée ;
  • la même image pour chaque élément du domaine.
\[ \forall x\in E,\quad f(x)=g(x) \]

B4 — Image directe d'une partie

Soit :

\[ f:E\to F \]

et :

\[ A\subset E \]

L'image directe de \(A\) est :

\[ f(A)=\{f(x)\mid x\in A\} \]

Exemple :

\[ f(x)=x^2 \]
\[ A=\{-2,-1,0,1,2\} \]

Alors :

\[ f(A)=\{0,1,4\} \]

B5 — Image réciproque d'une partie

Pour \(B\subset F\), on définit :

\[ f^{-1}(B) = \{x\in E\mid f(x)\in B\} \]

Exemple :

\[ f(x)=x^2 \]

Alors :

\[ f^{-1}(\{1\}) = \{-1,1\} \]

Attention : \(f^{-1}(B)\) désigne ici l'image réciproque d'une partie.

Cela ne signifie pas nécessairement que \(f\) possède une application réciproque.

B6 — Restriction

On peut limiter une application à une partie de son ensemble de départ.

Par exemple :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} \]
\[ f(x)=x^2 \]

On peut considérer la restriction de \(f\) à :

\[ [0,+\infty[ \]

B7 — Prolongement

Un prolongement consiste à étendre une application à un ensemble plus grand tout en conservant ses valeurs sur l'ensemble où elle était déjà définie.

Une restriction est déterminée de manière unique, alors qu'une application peut généralement admettre plusieurs prolongements.

B8 — Injectivité

Une application \(f:E\to F\) est injective si chaque élément de \(F\) possède au plus un antécédent.

\[ f(x)=f(x') \Rightarrow x=x' \]

Exemple :

\[ f(x)=2x+1 \]

Si :

\[ f(x)=f(x') \]

alors :

\[ 2x+1=2x'+1 \]

donc :

\[ x=x' \]

L'application est donc injective.

B9 — Surjectivité

Une application \(f:E\to F\) est surjective si chaque élément de \(F\) possède au moins un antécédent.

\[ \forall y\in F,\quad \exists x\in E \text{ tel que } f(x)=y \]

B10 — Bijectivité

Une application est bijective lorsque chaque élément de l'ensemble d'arrivée possède exactement un antécédent.

\[ f\text{ bijective} \Longleftrightarrow f\text{ injective et surjective} \]

B11 — Application réciproque

Si :

\[ f:E\to F \]

est bijective, elle possède une application réciproque :

\[ f^{-1}:F\to E \]

car :

\[ f^{-1}(y)=x \Longleftrightarrow f(x)=y \]

B12 — Composition des applications

Soient :

\[ f:E\to F \]

et :

\[ g:F\to G \]

La composée de \(f\) puis \(g\) est :

\[ g\circ f:E\to G \]

avec :

\[ (g\circ f)(x)=g(f(x)) \]

En général :

\[ g\circ f\neq f\circ g \]

La composition des applications n'est donc généralement pas commutative.

B13 — Réciproque et composition

Si \(f:E\to F\) est bijective, alors :

\[ f^{-1}\circ f=Id_E \]

et :

\[ f\circ f^{-1}=Id_F \]

Ressources vidéo — Applications

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Exemples guidés

Observe la méthode avant d'essayer seul. Utilise les indices seulement si tu en as besoin.

Exemple 1 — Passer de la compréhension à l'extension

Déterminer en extension :

\[ A= \{x\in\mathbb{Z}\mid -2\leq x\leq3\} \]
Indice 1

Cherche tous les nombres entiers compris entre \(-2\) et \(3\).

Solution
\[ A=\{-2,-1,0,1,2,3\} \]

À retenir : l'écriture en compréhension donne une condition ; l'écriture en extension énumère les éléments.

Exemple 2 — Montrer une égalité d'ensembles

Pour démontrer :

\[ A=B \]

une méthode très importante consiste à démontrer successivement :

\[ A\subset B \]

puis :

\[ B\subset A \]

On peut alors conclure :

\[ A=B \]

À retenir : cette méthode s'appelle la double inclusion.

Exemple 3 — Intersection et union d'intervalles

Soient :

\[ A=[1,3] \]
\[ B=[2,4] \]

Déterminer \(A\cap B\) et \(A\cup B\).

Indice

Pour l'intersection, conserve les réels appartenant simultanément aux deux intervalles.

Solution
\[ A\cap B=[2,3] \]
\[ A\cup B=[1,4] \]

Exemple 4 — Utiliser une loi de Morgan

Compléter :

\[ \overline{A\cup B} = \ldots \]
Solution
\[ \overline{A\cup B} = \overline A\cap\overline B \]

Exemple 5 — Image et antécédent

Soit :

\[ f(x)=2x+1 \]

Déterminer l'image de \(3\).

Solution
\[ f(3)=2\times3+1=7 \]

Ainsi \(7\) est l'image de \(3\), et \(3\) est un antécédent de \(7\).

Exemple 6 — Image réciproque

Soit :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R}, \qquad f(x)=x^2 \]

Déterminer :

\[ f^{-1}(\{1\}) \]
Indice 1

Résous :

\[ x^2=1 \]
Solution
\[ x=-1 \quad\text{ou}\quad x=1 \]

Donc :

\[ f^{-1}(\{1\}) = \{-1,1\} \]

Exemple 7 — Tester l'injectivité

Soit :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R}, \qquad f(x)=x^2 \]

On observe :

\[ f(2)=4 \]
\[ f(-2)=4 \]

mais :

\[ 2\neq -2 \]

Deux éléments distincts possèdent donc la même image.

\(f\) n'est pas injective sur \(\mathbb{R}\).

Que se passe-t-il si l'on restreint \(f\) à \([0,+\infty[\) ?

Exemple 8 — Composition

Soient :

\[ f(x)=2x+1 \]
\[ g(x)=x^2 \]

Alors :

\[ (g\circ f)(x) = g(2x+1) = (2x+1)^2 \]

Tandis que :

\[ (f\circ g)(x) = 2x^2+1 \]

Donc :

\[ g\circ f\neq f\circ g \]

Exercices interactifs

Progresse des vérifications élémentaires vers les exercices nécessitant un véritable raisonnement. Cherche chaque réponse avant de l'afficher.

Niveau 1 — Consolidation

Vérification rapide — Opérations sur les ensembles

Quatre contrôles à traiter de tête. Si l'un résiste, reprends la Partie A du Cours essentiel avant de poursuivre.

On pose :

\[ A=\{1,2,3\},\qquad B=\{0,1,2,3\},\qquad E=\{1,2\} \]

a) Déterminer \(A\cap B\).

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b) Déterminer \(A\cup B\).

Voir la réponse

c) Déterminer \(\mathcal{P}(E)\).

Voir la réponse

d) Déterminer le complémentaire de \(]-\infty,0]\) dans \(\mathbb{R}\).

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Exercice 1 — Images et antécédents d'une fonction affine

Soit l'application :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R},\qquad f(x)=3x+2 \]

a) Calculer \(f(2)\), \(f(0)\) et \(f(-1)\).

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b) Déterminer l'antécédent de \(8\) par \(f\), puis celui de \(0\).

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c) Montrer que tout réel \(y\) admet un unique antécédent par \(f\).

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Niveau 2 — Maîtrise

Exercice 2 — Image directe, image réciproque et bijection

Ce que tu as établi. À l'Exercice 1, tu as montré que pour \(f:\mathbb{R}\to\mathbb{R}\), \(f(x)=3x+2\), tout réel \(y\) admet un unique antécédent, à savoir \(x=\dfrac{y-2}{3}\). On exploite maintenant ce résultat.

a) Déterminer l'image directe \(f([0;2])\).

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b) Déterminer l'image réciproque \(f^{-1}(]-1;5])\).

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c) En utilisant le résultat de l'Exercice 1 c), montrer que \(f\) est bijective et expliciter \(f^{-1}\).

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Exercice 3 — Images directes et réciproques de \(x\mapsto x^2\)

Soit l'application :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R},\qquad f(x)=x^2 \]

a) Résoudre dans \(\mathbb{R}\) l'inéquation \(1\leqslant x^2\leqslant 4\).

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b) En déduire \(f^{-1}([1;4])\).

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c) Déterminer \(f^{-1}([-4;-1])\).

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d) Déterminer l'image directe \(f([-2;1])\).

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Exercice 4 — Injectivité, surjectivité, restriction

a) Soit \(f:\mathbb{R}\to\mathbb{R}\), \(f(x)=2x+1\). \(f\) est-elle injective ? Justifier.

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b) \(f\) est-elle surjective ? En déduire qu'elle est bijective.

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c) Soit \(g:\mathbb{R}\to\mathbb{R}\), \(g(x)=x^2\). \(g\) est-elle injective ? surjective ?

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d) On considère les deux applications :

\[ g_1:[0;+\infty[\;\to\;\mathbb{R},\quad g_1(x)=x^2 \qquad\text{et}\qquad g_2:[0;+\infty[\;\to\;[0;+\infty[,\quad g_2(x)=x^2 \]

Étudier l'injectivité et la surjectivité de \(g_1\), puis de \(g_2\). Conclure pour chacune.

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Point de méthode. \(g_1\) et \(g_2\) ont la même formule et le même ensemble de départ : elles ne diffèrent que par leur ensemble d'arrivée, et pourtant l'une est bijective et l'autre non.

L'injectivité se lit sur le départ : restreindre le départ peut la faire apparaître, comme ici en passant de \(\mathbb{R}\) à \([0;+\infty[\).

La surjectivité, elle, se juge toujours par rapport à l'ensemble d'arrivée retenu. Si des éléments de l'ensemble d'arrivée n'ont aucun antécédent, restreindre l'ensemble de départ ne peut pas rendre l'application surjective. On peut alors choisir comme ensemble d'arrivée l'image de l'application.

D'où la règle de rédaction : une conclusion de bijectivité doit toujours nommer les deux ensembles. Écrire « \(x\mapsto x^2\) est bijective sur \([0;+\infty[\) » est incomplet ; écrire « \(g_2:[0;+\infty[\to[0;+\infty[\) est bijective » est exact.

Niveau 3 — Raisonnement

Exercice 5 — Loi de Morgan par double inclusion

Soient \(A\) et \(B\) deux parties d'un ensemble \(E\). On veut établir :

\[ \overline{A\cap B}=\overline{A}\cup\overline{B} \]

a) Soit \(x\in\overline{A\cap B}\). Traduire cette appartenance à l'aide de « non », « et », « ou ».

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b) En déduire l'inclusion \(\overline{A\cap B}\subset\overline{A}\cup\overline{B}\).

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c) Démontrer l'inclusion réciproque.

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d) Conclure.

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Exercice 6 — Composition et caractérisation

Soient deux applications :

\[ f:E\to F\qquad\text{et}\qquad g:F\to G \]

a) Montrer que si \(f\) et \(g\) sont injectives, alors \(g\circ f\) est injective.

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b) Montrer que si \(f\) et \(g\) sont surjectives, alors \(g\circ f\) est surjective.

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c) En déduire le cas où \(f\) et \(g\) sont bijectives.

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Exercice 7 — Application réciproque (approfondissement)

Soit \(f:E\to F\) une application bijective, de réciproque \(f^{-1}:F\to E\).

a) Montrer que \(f^{-1}\circ f=Id_E\).

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b) Montrer que \(f\circ f^{-1}=Id_F\).

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Quiz final

Vérifie maintenant ta maîtrise des ensembles et des applications.

Question 1

Soit :

\[ E=\{1,2,3\} \]

Quelle proposition est correcte ?

  1. \(2\subset E\)
  2. \(2\in E\)
Voir la correction

Réponse : B.

Question 2

\[ \varnothing\subset E \]

Vrai ou faux ?

Voir la correction

Réponse : Vrai.

Question 3

Soient :

\[ A=\{1,2,3\}, \qquad B=\{2,3,4\} \]

Déterminer :

\[ A\cap B \]
Voir la correction

\[ A\cap B=\{2,3\} \]

Question 4

Pour les mêmes ensembles, déterminer :

\[ A\cup B \]
Voir la correction

\[ A\cup B=\{1,2,3,4\} \]

Question 5

Soit :

\[ E=\{a,b\} \]

Combien d'éléments possède \(\mathcal{P}(E)\) ?

Voir la correction

Réponse : \(4\).

Question 6

Compléter :

\[ \overline{A\cup B} = \ldots \]
Voir la correction

\[ \overline{A\cup B} = \overline A\cap\overline B \]

Question 7

Si :

\[ f(3)=7 \]

\(7\) est :

  1. l'image de \(3\)
  2. un antécédent de \(3\)
Voir la correction

Réponse : A.

Question 8

Si deux éléments différents possèdent la même image, l'application peut-elle être injective ?

Voir la correction

Réponse : Non.

Question 9

Une application surjective vérifie :

  1. chaque élément de l'ensemble d'arrivée possède au moins un antécédent ;
  2. chaque élément de départ possède deux images ;
  3. aucune image ne peut être répétée.
Voir la correction

Réponse : A.

Question 10

Une application bijective est :

  1. uniquement injective ;
  2. uniquement surjective ;
  3. injective et surjective.
Voir la correction

Réponse : C.

Question 11

Soient :

\[ f(x)=2x+1 \]
\[ g(x)=x^2 \]

Calculer :

\[ (g\circ f)(1) \]

On a :

\[ f(1)=3 \]

puis :

\[ g(3)=9 \]
Voir la correction

Réponse : \(9\).

Question 12 — Raisonnement

Soit :

\[ f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} \]
\[ f(x)=x^2 \]

Pourquoi \(f\) n'est-elle pas injective ?

Voir la correction

Parce que deux éléments distincts peuvent avoir la même image. Par exemple :

\[ f(2)=f(-2)=4 \]

avec :

\[ 2\neq-2 \]

Bilan de ta maîtrise

Le résultat final ne doit pas se limiter à une note globale. Le parcours peut distinguer les compétences suivantes :

  • Notations et inclusion
  • Opérations sur les ensembles
  • Démonstrations ensemblistes
  • Images et antécédents
  • Image directe et image réciproque
  • Injectivité
  • Surjectivité
  • Bijectivité
  • Composition

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